Une semaine après la découverte du corps sans vie de Divine Mbarga Atangana, 11 ans, un suspect a été appréhendé à Yaoundé. La jeune fille avait été violée et tuée dans le quartier de Nkoabang, suscitant une vive émotion et une vague d'indignation dans toute la ville.
Selon les informations disponibles, Divine avait quitté le domicile de sa grand-mère le mercredi 18 mars 2026, à la suite d'une dispute. Son corps a été retrouvé le lendemain dans une maison en chantier à Nkoabang. Les examens post-mortem ont confirmé qu'elle avait été violée avant d'être tuée.
L'enquête a permis d'identifier et d'arrêter un suspect, qui serait le père d'un camarade de classe de Divine. La fillette connaissait bien cet homme et avait l'habitude de se rendre à son domicile pour faire ses devoirs, considérant cet environnement comme sûr. C'est précisément cet élément qui rend cette affaire particulièrement choquante, car le crime aurait été commis par une personne de confiance de la famille.
Cette tragédie met en lumière la question cruciale de la sécurité des enfants, en particulier dans leur environnement immédiat. Les cas d'abus sur mineurs restent trop souvent banalisés ou étouffés, non seulement à Yaoundé, mais aussi dans d'autres grandes villes du Cameroun. La mort de Divine a provoqué une réaction forte, notamment sur les réseaux sociaux, où de nombreux Camerounais ont exprimé leur colère et leur douleur.
La famille de Divine est confrontée à une double épreuve : la perte de leur enfant et la découverte que le coupable présumé était une personne de leur entourage. Le suspect est actuellement entre les mains des autorités et l'enquête se poursuit. La justice camerounaise est attendue au tournant dans cette affaire qui a profondément ému l'opinion publique. Une étude de CBC Health Services révèle que plus de 50 % des enfants au Cameroun sont victimes d'abus. L'UNICEF souligne également que la violence à l'égard des enfants demeure un problème majeur dans le pays, avec 7,7 % des femmes âgées de 15 à 19 ans ayant subi des violences sexuelles.
La mobilisation de tous les acteurs de la société est essentielle pour prévenir de telles tragédies et offrir un avenir meilleur aux jeunes générations.